vendredi 15 mai 2009

Etonnante Australie

Ce matin il est 5h00. La pluie a cessé. Il y a du vent et il fait froid. Om est déjà sur la falaise appareil photo au poing. J 'irai bien regarder avec lui le lever du soleil sous les embruns, mais j'ai la flemme. Je me blottie dans la couette, les yeux collés contre les vitres pleines de buée.
Le lever de soleil est mauvais (ben ouais ça arrive). En fait, il n'y en a pas, parce que c'est nuageux (rrr). On rentre alors l'appareil, et on file au macdo pour chercher du boulot sur le net (ben ouais again). Il est 6h30, et le Macdo suinte déjà le bacon burger. Un petit café Latte n'est pas de trop pour nous remonter les bretelles. En entrant dans l'usine à Burger, les journaux locaux titrent sur les effets néfastes de la crise sur l'emploi. Harg! Pas de nouvelles annonces sur le net, et la réponse de la hotline et des campings de backpackerss est toujours la même... humrf. On aurait comme envie de tuer le chien. C'est que les sous commencent à se faire rares.
Tant pis, on reprend la route coute que coute pour aller de ferme en ferme chercher du job. Finalement cette décision nous conforte plutôt. D'ailleurs le ciel se dégage, et il fait à nouveau chaud. Du coup, on passe la quatrième (ben ouais, le chat noir a du mal a passer la quatrième par temps mouillé) et on roule plein pot vers Gayndah, la capital de l'agrume! On avance alors dans les terres, et on découvre progressivement des champs avec des gens dedans. Ouha! Il existe donc bien des légumes et des fruits à ramasser dans ce foutu pays!!! On va voir les fermiers et on demande. C'est chou blanc mais au moins on sait qu'il se passe des choses dans cette région.Pour tout dire, ça fait un mois qu'on cherche du job, et ça commençait à nous les ... menues. Mais là de voir des gens faire ce qu'on veut faire nous rempli de re-espoirs! On est comme des gamins.
D'ailleurs il est midi, il est temps de finir le cake que Clare nous a donner avant de partir! On s'arrête sur une (magnifique) aire de repos, munie son chiote et sa table de picnique.
C'est ici qu'on a rencontré Hans et Janet. C'est là qu'ils nous ont proposé de bosser dans leur jardin. C'est de là qu'on est reparti sur la côte, vers le sud, pour travailler.
Enfin!

Retour sur la Côte : de l'eau partout, même dans le moteur...

Tiens, tiens ça nous rappelle vaguement quelque-chose... Un petit reviens-y qui nous manquait pas... c'est donc un jour de pluie que nous partîmes de chez Clare, la pluie, ses routes pourries, et son humidité. On est parti au nord en longeant la côte, notre chat noir de van n'aimant toujours pas ni le froid, ni l'humidité. On s'est alors calé dans un coin de la côte, sur un point de vue superbe (sauf que ben... la pluie quoi!), à faire notre première tambouille sur la moquette de notre chambre et notre re-matelat bien dur... ha! ça faisait longtemps... En plus, sérieux, ça nous faisait plaisir de repartir (haaa! la liberté d'être nomade!!),
mais Pas SOUS LA PLUIE!

Du haut de la montagne...

Du haut de la colline de chez Clare, nous ûmes une vie pénarde, avec 4 heures de travail le matin, un copieux repas le midi, et pêche, baignade, ballade, bière le reste de la journée... c'est ça le Helpexchange!! tu donne un coup de pattes, et t'es logé nourris à l'oeil et en plus tu parles anglais et tu es immergé dans le local!! haaaa!le local! A vrai dire on a bien profité de cette petite pause de 15 jours pour recharger les batteries, changer deux trois pièces du van et reprendre nos trois kilos que le régime nooddles thon sardine avaient gracieusement effacé... Arg!
Pas pour ça qu'on a chaumé, on a mis la main à la pâte, comme en témoignent ces quelques photos du shed que nous avons remis sur planches... à l'origine d'un verdâtre douteux pour finir dans un taupe irréprochable (ben woui quand même, c'est nous qu'on l'a fait!!). bref notre première mission de Rope Access. De quoi peinturlurer quelques sangles et passer de chaudes journées sur le toit de taule... Ben quoi? Ouais, on sait peindre avec des serpillères, c'est bizard, mais que voulez vous, on est en Australie!! Bref, c'est bien nourri et motivé à bloc par ces quinze jours choyés comme des coq en pâtes, qu'on a décidé de reprendre la route. Merci à Clare et à son adorable Bowie (comme David), pour leur bonne humeur et leur compétence exceptionnelle à la bonne cuisine ;o)). On décide de remonter vers le nors, là où nous portent nos pneus, et surtout, là où on on dit sur la hotline pour le fruit picking "STILL NO WORK!!!"

lundi 4 mai 2009

Après les suburbs de sydney, le périurbain de Currumbin...

Ben ouais, on est du genre cette semaine à avoir quelques réminiscences géographiques, tel le rototo du bébé après un bon biberon bien mérité! Du coup, on voit de l'espace partout, et on ne sait quoi en faire.
Du coup, attention mesdames et messieurssssssssssss, petite improvisation géographique. Rien de bien providentiel en fait, juste quelques petites observations... La surburb on vous l'a déjà montré, un défillement ghettoisé de zones commerciales et de carrés de maison toute pareilles. Ici, à Currumbin, on découvre un périurbain cotier, qui se prévaut d'être de la "Country", (ni de la surburb, ni de l'outback), en plein boulversement ...
La vallée est située à 25 bornes des villes touristiques cotières. Elle était il y a quelques décénies une vallée d'élevage bovin Dairie (production delait), avec des fermes de tradition queenslandaise (ouiiiiiiiiiiin j'ai pas de photo, bon j'en ai une pas terrible du net). Il y a aussi en haut de la vallée, une production bananière qui date, et on voit ici et là ces petits présentoirs avec les fruits et une caisse sur laquelle il est noté de se servir et de mettre l'équivalent argent dans la dite caisse. Et ça à l'air de fonctionner (!! Il fo qu'on fasse une photo mais... arg!).
Depuis, l'attration touristique et la beauté de la vallée aidant, divers types d'habitats se sont implantés dans la vallée.
  • Il ya d'abord les "leizure farmers", comme les appelle Clare (la nana chez qui on vit), qui se sont trouver une vocation de farmer on ne sait d'où, et qui préfère faire de lavache à viande, que de la vache à lait. Ils ont en général racheté et restauré les fermes anciennes. J'en sais pas plus pour le moment. Mais le concept est rigolo.
  • Il y a ensuite... tadammmm : l'écovillage!!! Soit une dizaine d'hectares, en milieu de vallée, panneau tout dehors sur la qualité de vie offerte par le dit village, constitiué pour le moment d'une quarantaine de maisons. Pour y habiter, il faut être riche, car les dits hectares se vendent à prix d'or pour le concept ( éco) et la situation du village; obéir à une liste de consignes (éco), et aimer décider en communauté Hearth Care. Cet éco village n'est pas des moindres puisqu'il a été élu par je sais pas qui, meilleur écovillage du monde en 2005. Le concept vaut cher et les terres continuent à se vendre et à être vantées. On est loin comme dirait l'Om de l'écovillage pinkfloyd de notre ardèche, mais le concept reste saisissant.
  • Voilà, en fait le mot que je cherchais : le périurbain australien est conceptuel. Car autre exemple et autre type de futur habitat dans la vallée, c'est d'autres dizaine d'hectares à vendre sous la banière : "for another residential Community...". Le périurbain de la currumbin valley est bourrée de référence à la vie collective, quand celui de la France s'attèle au pavillon individuel.
  • Mais la Currumbin valley n'est pas épargnée par le pavillon, puisqu'il y a quelque maisons neuves qui s'enferment déjà derrières des murs de bétons, quand la maison traditionnnelle queenslandaise optait pour conserver un paysage ouvert...
Bref, je sais encore du blabla (blablaaaaaa), mais ce soir, Om est pas là. Suis seule avec Bowie (comme David) le chien, et la blonde s'occupe comme elle peut, même quand elle a les neuronnes un peu emmelés, héhé!

L'Australie au quotidien

Avec tout ça, on se rend compte qu'il manque quelques petites choses à nos histoires, le quotidien, le comment on prend sa douche, on mange sa soupe, et caetera... L'objectif de ce post n'est pas tant de raconter nos petits tracas (et cacas) du quotidien, mais juste de faire état de comment s'intègre le traveller, le "Backpack'" comme on dit ici, dans le quotidien australien (hormis le fait qu'il ne trouve pas de taf, mais c'est une année exceptionnel...).
Il y a certainement différents vécus du backpacker, celui appartenant aux modalités "campervan", étant l'une d'elle. Mais il y a aussi vivre en campervan sur la côte et vivre en campervan dans l'Outback (le fin fond du fond).
Vivre en campervan sur la côte fait parti du paysage local. Il semblerait que le backpacker soit fait pour s'intégrer à "l'australian way of life", tant il vit en même temps et avec les mêmes outils que les australiens.
Le matin, c'est lever 5H30 du matin, avec les premiers surfeurs, ou les joggeurs, ou les avironneurs, ou les sportifs et leur coatch (y'en a partout!!) qui suivent les premières lueurs du jour. C'est souvent vue sur la mer, car finallement, la plupart des parking au bord des plages sont gratuit la nuit.
Le soir et le midi c'est barbeuc, tous publics confondus et toutes nourritures à frire. L'australie doit être LE pays du barbeucue electrique gratuit, dans TOUT les lieux publics. Ca veut dire que quand t'es backpacker, tu ne fais pas cuire ta maigre pitance seul dans le recoint de ton campervan, non, tu te délectes des odeurs culinaires collectives avec tout le monde, et c'est NORMAL. Tout le monde boit l'apero et fait griller des cotellettes dans les espaces publics, tous les jours, à toute heure, et surtout le dimanche en famille, si bien que parfois c'est difficile de trouver un barbeuc de libre.
Il faut aussi noter qu'à chaque barbeucue, on trouve un espace jeu pour les enfants, tous aussi divers qu'adpater au lieu (sisi!). On pourrait penser que chaque jeux pour enfant a été penser en fonction de l'environnement dans lequel il est insérré. On a vu des imitations de cascades et d'arbres, des grenouilles bisards, et ici, le parc pour enfant était blindé de référence à la pêche, avec des cannes à pêches, des mas, des barques, des pélicans sur resorts, et on voit là les baleines qui projettent de l'eau au hasard...
Le soir vient la douche et le petit pipi avant de se coucher. La douche c'est celle du surfeur et du baigneur, sous les étoiles ou en lieu clos. Elle est froide évidment, mais c'est toujours un bon petit moment savonage du haut en bas avant de filer sous les draps. Les sanitaires partout sont toujours propres, avec du PQ à profusion silvousplait, de quoi nous laisser perplexe face au souvenir de la bonne vielle sanisette dégueu du continent français... Et oui, en Australie, s'assoir sur une lunette de toilette public fait parti du confort collectif!! (bon on vous passe les photo :o))
Pour ce qui se passe dans l'Outback, c'est certe un peu plus sommaire, mais encore un fois l'ensemble des éléments s'y retrouve: Barbeuc élétriques gratuits, toilettes avec papier hygiénique (même au fin fond du fond du bout d'une piste), et la douche ben on improvise en fonction du lieu, héhé...
Pour le reste du fonctionnement, ben, on s'improvise coiffeur, barbier, trogglodite épilatoire...
Reste une différence fondamentale entre la vie du traveller de la côte et celui de l'outrback: le BRONZAGE... Héhé, j'ai pas encore celle du surfeur, mais ça ne saurait tarder...

mardi 28 avril 2009

Les premiers, mais pas les seuls…

Mount Warning : le premier point du continent australien à être touché par le premier rayon du soleil levant ! Voilà une vraie aventure nature : gravir une montagne pour cueillir la première lumière australienne. On s’y voyait déjà : nous, le soleil et la wilderness ! Le pied. Réveil à 2h30 du matin après une nuit sur un parking de montagne, autrement dit, en pente… Pas de quoi entamer notre motivation pour les 2 heures d’ascension prévues. Premier indice louche : nous nous endormîmes 2 voitures, et nous nous réveillâmes 20… Second indice étrange : des cris dans la forêt comme ceux aillant pû être entendus vers 5h du mat lors de notre fête de départ… Premier contact avec les Autres : l’Autre est en tongue (nous en chaussures de marche avec double polaire dans les (gros) sacs à dos) et nombreux, environ 30 ! l’Autre fait du bruit, et nous cache un peu la vue… Ca casse un peu le côté wilderness… mais ça donne un coté cocasse à l’aventure qu’on est pas près d’oublier. Pis au finale, les gens en tongue aussi ont le droit à leur rayon de soleil. La suite en images : Et en redescendant, on a rencontré un pitit python (environ 2,50 m). Il était encore froid et se déplaçait lentement. Très beau. (ps : les pythons ça avale tout rond des tas de trucs)

Il est 5h, Surfer Paradise s’éveille…

Surfer Paradise, c’est un peu la Grande motte puissance 10 : 10 fois plus haut et 10 fois plus grand ! Avis aux auteurs amateurs, il y a de quoi créer une reprise de la célèbre chanson de Jacques Dutronc « Il est 5h, Paris s’éveille… » (Ok, c'est pas Brel mon amour. T’avais raison !). Surfer Paradise s’éveille aussi à 5h. Et nous avec, puisque les parkings où l’on dort sont les premiers lieux concernés… Bref, dès les premières lueurs du jour, les surfeurs entrent en action… pour le meilleur et pour le pire ! On est ici au cœur de la culture surf. Tout est « surf oriented » même les taxis ! On pourrait d’ailleurs aussi penser à un remake de la Danse des canards : Heureusement pour les petits frenchies en manque de nature que nous sommes, la Gold Coast conserve des aspects très sauvages malgré l’urbanisation poussée. Pour finir, une dernière photo qui rend compte de l’importance de l’océan ici. On trouve tout au long des plages de nombreuses plaques commémoratives. Au fait, on s’est mis à la pêche !! Et ça mord grave ! Enfin, on attrape souvent les rochers…