vendredi 21 août 2009
Rattrapage
mercredi 12 août 2009
La grande traversée 1
La première grande traversée c’est pour nous de Cape Trib à Darwin. Ca fait environ 3000 km, et il y a environ que deux villes dignes de ce nom sur la route et quelques bleds avec des stations essences. Les opinions divergent sur le parcours, certains disent que c’est une expérience, d'autres que c’est ennuyant (que d’herbes rasantes !!). Nous, on a adoré. Parce que d’abord, il fait toujours bo dans le bush. Parce que tous les kilomètres, la végétation, les horizons, la lumière et le nombre de kangourous écrasés varient sensiblement. Et qu’on sent une étrange liberté à être seul sur ces routes (parce qu’on croise pas souvent du monde), même si l’on dépend plus que tous de nos bidons d’eau et d’essence qui surchargent le coffre du van.
Les lumières du soir et du matin y sont magiques. La terre ocre, le ciel bleu, les herbes jaunes, et le vert des eucalyptus ont ensemble quelque chose de mystique. Ca semble un peu caricatural comme ça, mais c’est à peu près ce que l’on ressent. Presque à un moment, nos yeux et notre peau se plissent à la manière de Clint, et une vielle musique de E. Morricon vient siffler à nos oreilles. Et ça y est, on y est dans l’OUTBACK !
On a croisé sur la route (et on a fait ressouder notre pot d’échappement !) Mount Isa, The Isa comme ils disent. Ville champignon créée sur une mine de cuivre, plomb, et zinc, depuis les années 1910, la ville se revendique Hinterland City plutôt que ville de l’Outback, trop fière d’appartenir à un Queensland contemporain et compétitif plutôt qu’au Never Never. Un jour, dans le Never Never, par là-bas, un bonhomme et son cheval (des fous) ont cassé du caillou et se sont dit « tiens le caillou est un peu bizarre ici ». Avec leurs potes (d’autres fous), ils ont décidé de creuser un peu plus. Et maintenant, on a une ville qui s’est construite totalement autour de la mine, et c’est assez impressionnant…
Au cours de cette belle traversée, on en a profité pour prendre le frais dans les musées… et s’enquérir de toutes ces histoires et du comment les australiens les mettent en scène. On n’a pas jusqu’à présent parler des aborigènes… c’est assez dingue et en même temps assez compliquer pour qu’on y revienne dans un prochain post.
Bon j’ai passé la journée à écrire le blog. J’espère que c’est pas trop chiant pour vous. C’est dingue le temps que ça prend ! Om trie les photos et moi j’écris. Souvent j’ai l’impression de déverser un grand bol d’eau chaude dans le vide. Et puis souvent on a des retours qui nous font plaisir. Bref, hésitez pas si vous trouvez que le ton devient trop mélo, ou trop « cours de géo, classe de seconde », c’est juste qu’il y a tellement de choses qu’on voudrait partager avec vous et qui se passent dans nos têtes de blonds quand on voyage (ben oui quand même !!), que passer une journée à faire du blog semble dérisoire. Tout ça pour vous dire que vous nous manquez tous, et que promis au retour, on ne vous fera pas le coup de la soirée diapo, puisqu’on vous la fait en live ! Quant à vous, bandes de loulous, on aimerait bien savoir où ça en est tous ces ventres et ces marmots qui poussent, ces apéros et ces rides en plus, bref. Envoyez nous deux trois photo qu’on vous suive à la trace. Dusty kiss.
Merci Janet ! Thank you Janet!
Et grâce aux super KWay que Janet nous a donné avant de partir, on a survécu. Special thanks to you Jannet, because we had survived of Cape-tribulation furious rains with your supa raincoats!
Cap Tribulation : le bout de la route...
… du Qeensland. Non non, on veut pas s’arrêter là. Mais le Cap marque un point d’orgue à notre voyage car c’est de là qu’on va basculer vers le Northern Territory, le Nord Est de l’Aussie, bref, qu’on va quitter les côtes civilisées pour le Wild. Enfin, on espère.
En un mot, Cap Trib est la rencontre des forêts tropicales avec la mer, surplombées de petites montagnes d’un millier de mètres. L’ambiance y est farouche, surtout sous la pluie. On a eu juste quelques éclaircies pour savourer, parce que, quand même, c’est bo.
Le cap prend l’eau
Comment ça il pleut ? Objectif : Mouiller le voilier.
Interlude nourriture
Ben ouais, y’en a qui fond des interludes musicaux, nous on vous propose de nouvelles expériences culinaires, à savourer…